Coronavirus

Les coronavirus (abrégé en CoV ; du latin signifiant « virus à couronne »)[réf. nécessaire], ou Orthocoronavirinae, constituent une sous-famille de virus de la famille des Coronaviridae. Le virus à couronne[réf. nécessaire] doit son nom à l’apparence des virions sous un microscope électronique, avec une frange de grandes projections bulbeuses qui ressemblent à la couronne solaire.

Les coronavirus sont munis d’une enveloppe virale ayant un génome à ARN de sens positif et une capside (coque) kilobases, incroyablement grosse pour un virus à ARN. Ils se classent parmi les Nidovirales, puisque tous les virus de cet ordre produisent un jeu imbriqué d’ARNm sous-génomique lors de l’infection. Des protéines en forme de pic, enveloppe, membrane et capside contribuent à la structure d’ensemble de tous les coronavirus. Ces virus à ARN sont monocaténaires (simple brin) et de sens positif (groupe IV de la classification Baltimore). Ils peuvent muter et se recombiner2.

Les chauves-souris et les oiseaux, en tant que vertébrés volants à sang chaud, sont des hôtes idéaux pour les coronavirus assurant l’évolution et la dissémination du coronavirus3. Les coronavirus sont normalement spécifiques à un taxon animal comme hôte, mammifères ou oiseaux selon leur espèce ; mais ces virus peuvent parfois changer d’hôte à la suite d’une mutation. Leur transmission interhumaine se produit principalement par contacts étroits via des gouttelettes respiratoires générées par les éternuements et la toux.

Les coronavirus ont été responsables chez l’homme des graves épidémies de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002-2003 et du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) à partir de 2012, ainsi que de la pandémie de Covid-19 de 2020, causée par le coronavirus SARS-CoV-2, contre lequel, en mars 2020, on ne dispose pas de vaccin ni de médicament à l’efficacité prouvée.

Le Professeur Raoult

Toujours sur Twitter, Didier Raoult a revendiqué samedi l’absence de groupe-contrôle, en arguant du fait que son équipe propose son protocole à « tous les patients ne présentant pas de contre-indication ». « Le médecin peut et doit réfléchir comme un médecin, et non pas comme un méthodologiste », a-t-il parallèlement plaidé dans une tribune publiée par Le Monde.

L’étude affirme que la plupart des patients ont connu une « diminution rapide » de leur charge virale, en moins d’une semaine. Là encore, cet argument a laissé sceptiques nombre de scientifiques.

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Deux études chinoises ont récemment montré que « dix jours après le début des symptômes, 90 % des gens qui ont une forme modérée [de la maladie] ont une charge virale contrôlée », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) l’épidémiologiste Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm). Le fait d’aboutir à des résultats similaires sous hydroxychloroquine « ne plaide pas pour un effet majeur de l’hydroxychloroquine sur la charge virale », a-t-elle estimé.